Massif : Ecrins Secteur : Champsaur Orientation : SE Dénivelé : 1400 m.
Difficulté de montée [?] : F Difficulté ski [?] : 3.3 E2 Pente : 37° sur 300m
En ce début de crise de Covid-19 et voyant la tournure des événements, tous les jours de nouvelles consignes de fermetures, de confinement nous tombent dessus… alors avec Thomas, Vivienne et moi nous en profitons pour prendre un grand bol d’air pur sur les hauteurs de Chorges. Nous ne savons pas encore à quoi vont ressembler les prochaines semaines ou mois, donc c’est en montagne que nous clôturons la saison ou pas…
En tout cas, d’excellentes conditions aujourd’hui, neige de printemps parfaite avec un court portage avec Départ au dessus des Chirouzes point carte 1566m. Ensuite chaussage/déchaussage vers 1750. Deux aller retour au sommet nous permettrons de déguster cette moquette 5*
Massif : Mercantour Orientation : T Dénivelé : 2900m
Difficulté de montée [?] : R Difficulté ski [?] : 4.2 E2 Pente : 40° sur 200m
Itinéraire:
Jour 1: Bagno di Vinadio (Val de Stura) – Cime d’Ischiator – Refuge de Rabuons
Jour 2: Refuge de Rabuons – 2 couloirs sud-Est de la Tête de Lusernier – Couloir Sud du Ténibre – Ténibre – Traversée est vers le Pas de Rabuons, descente dans le premier vallon sud-est vers le lac Chaffour – Refuge de Rabuons
Jour 3: Refuge de Rabuons – Pas de Corborant – Val de corborant – San Bernolfo – Bagno di Vinadio
3 jours entre Val di Stura Italien et les superbes vallons, cirques glaciaires et lacs du Mercantour. Sans oublier le confort du refuge de Rabuons qui nous a accueilli dans son douillet refuge d’hiver bien garni en bois pour faire ronronner le poêle et nous autour de quelques parties de tarot… Que dire également de l’auberge (Auberge NASI) de Bagno di Vinadio tenue par 2 frères qui nous ont permis une nuit réparatrice et régalé de leurs primi et secondi piatti avant d’attaquer ces 3 belles journées en montagne comme pourrait en rêver. Soleil, chaleur, neige printanière et quelques amis pour en profiter.
Massif : Ubaye Orientation : T Dénivelé : 1600 m (1800 en raison d’une erreur d’itinéraire)
Difficulté de montée [?] : R Difficulté ski [?] : 3.3 E2 Pente : 35°/40° sur 200m
Itinéraire : Col de Larche (Le Pontet 1944), Vallon de l’Orrenaye, Col de Feuillas. Descente versant Italien dans la combe NE. Repeautage vers 2400m, col de l’Enchiausa, Col du Bœuf. Descente sur les belles pentes sud, sud-ouest en moquette.
Magnifique tour dans ce coin sauvage de la Haute Ubaye. Une fois n’est pas coutume, même les bouquetins ou autres espèces locales n’aurons croisés notre chemin aujourd’hui, sauf à part sur une courte partie très fréquentée du ‘Crachet’ local Italien, ou sous les ‘buongiorno’, ‘tchao’ avons suivi bêtement la colonne de skieurs pour nous égarer proche d’un sommet surfréquenté qui n’était pas du tout notre destination initiale…. Demi-tour donc pour aller repeauter quelque 300m plus bas et reprendre notre tour vers le Col de l’Enchiausa. Depuis que l’IGN a supprimé les zones frontalières sur ses cartes et ses applications et vu la qualité des cartes italiennes que nous avions à disposition notre erreur est presque excusée.
Vallon spectaculaire bordé de magnifiques sculptures de colonnes calcaire au travers desquelles se faufilent quelques petits couloirs bien caractéristiques de cette belle Ubaye.
Les conditions météo des dernières semaines, chaleur, vent violent et plus de chutes de neige depuis presque 2 mois auront eu raison du manteau neigeux devenu printanier en plein cœur de l’hiver.
Nous aurons eu quand même la bonne surprise de trouver de la vieille et bonne poudreuse dans le couloir NE sous le Col de Feuillas puis une excellente moquette dans le dernière descente du Col du Bœuf jusqu’au parking.
Itinéraire : Au départ du village de Larche, Remontée du vallon de Rouchouse rive gauche avec portage au début sur 300m dans les alpages en adret. On poursuit en suite Est vers la cabane point 2108 (pré-la-font). De là, prendre plein nord et passer au col sous le point 2561. Poursuivre toujours plein nord le large et long vallon jusqu’au col de la Portiolette. Le couloir se trouve en face, l’entrée est gardée par un magnifique piton rocheux tordu en son sommet.
Les températures élevées et la pluie des dernières semaines, auront eu raison du manteau neigeux. Seuls les versants sud sont encore skiables lorsque sous l’effet des rayons du soleil la neige se transforme en une excellente moquette. Mais avec ce type de neige, l’heure c’est l’heure. Ni trop tôt (c’est béton) ni trop tard (c’est tout mou), il faut savoir calculer …
Malgré ces conditions printanières pour une fin Février, nous pourrons tout de même skier jusqu’au village à la descente.
Conditions de neige: Type printanier, très bon regel nocturne. Béton à la montée. A le descente, du sommet jusque vers 2600m dure en SO avec quelques centimètres de poudreuse transportée par le vent, puis moquette ensuite sous 2600 et en versants exposés sud.
Difficultés ski: 3.3 courts passages à 40° sur l’itinéraire emprunté.
Dénivelé total: 2200m
Itinéraire: J1: Du village de Villar Loubière, montée au refuge des Souffles par le sentier d’été. Portage sur 600m environ et nuit au refuge d’hiver. J2: Refuge des Souffles- Col des Clochettes, courte descente (30m) pour rejoindre en traversée un collet permettant de basculer sur le Lac Lautier que l’on coutourne par la droite pour remonter par les pentes sud raides, béton et parfois expo jusque vers 2700m. Accès évident jusqu’au sommet que l’on termine à pied les 50 derniers mètres. Pour la descente, du sommet on bascule par un premier couloir court (40°) dans les pentes SO pour rejoindre le cirque de Chamousset. Passage à la cabane de Lautier et on poursuit dans le vallon jusque vers 1650 ou l’on déchausse et récupère le sentier d’été rive droite du torrent.
Superbe Valgaudemar noyé dans un soleil et une douceur printanière en plein cœur de l’hiver.
Ici, le ski se mérite. Des approches avec de longs portages, nécessitant de lourds sacs si l’on veut profiter des refuges d’hiver. Le refuge des Souffles lui, est un exemple dans son genre si on a la chance comme nous ce we, de s’y retrouver seuls avec un poêle ronronnant de plaisir au doux craquement des branches de mélèze et sous la pâle lumière des bougies. Des dortoirs grands luxe sans les ronflements et autres sons parasites habituels.
Du coup, à part les nombreuses traces d’ongulés, celles de nos amis les lièvres variables avec leur pattes caractéristiques en forme de mini-raquettes,, des trous de tetra-lyre, la montagne était pour nous seuls, une sauvagerie totale pour notre plus grand bonheur.
Debut des 600m de portage au départ de Villar-Loubière – Photo Thomas GurviezFin du portage, entrèe dans la hétraie sapinièreDans le melezin, sous le refuge – Photo Thomas GurviezDerniers rayonsRefuge des SoufflesCrepuscule sur la Montagne de Faraut, frontière Est du DevoluySoupe en sachet… la baseAu petit matin, les Arraches de Villar, colonnes de schistes scultées par l’érosion – Photo Thomas GurviezAvant de basculer sur le Lac du LautierAu dessus du Lac, vers les pentes sud permettant l’accès au Pic Turbat – Photo Thomas GurviezNeige dure et pentes exposées – Photo Thomas GurviezSummit – Photo Thomas GurviezSous le sommet, couloir d’accès au cirque de Chamousset – Photo Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezAmbiance Ubayenne en plein coeur du socle cristalinJuste avant l’accident 🙂 L’accident de poignée d’airbag…Retour sur Villar-Loubière
1er Janvier 2020 – De bien bonnes conditions dans un secteur préservé et très peu fréquenté. En cette période de fête la montagne est exceptionnellement vierge de toutes traces…
Difficulté: 3.1 E1 passage à 33°
Dénivelé: 900m
Itinéraire: Au départ du village de Villargaudin, montée plein Est par les champs au dessus du village pour rejoindre la piste forestière. La suivre vers le sud et dans la deuxième épingle (point 1892) monter NE dans le melezin jusqu'au Clot de la Chalp. De là, remonter la pente soutenue (E-NE) pour rejoindre la crête (entre les point 2406 et 2476). Rejoindre le sommet de la Barre Noire en suivant facilement l'arrête.
Descente par le bois des Vaches, beau melezin très skiant qui conserve une neige froide et poudreuse.
Villargaudin depuis la piste forestièreLa danse du MélèzeMélèzes multi-centenairesHabitant d’un mélèzeLa crête de CroserasDent de RatierLe seigneur – Mont VisoFin de journée – Brunissard
Itinéraire: Pont des Houerts (1726) suivre le sentier d’été suivant l’enneigement et monter au mieux sous les falaises du sommet rouge – Cabanes des Houerts – Remonter le vallon des Houerts rive gauche du torrent puis bifurquer avant le col vers le point 2819. Remontée vers la Conque jusqu’au cairn bien visible (point 3018) indiquant l’entrée du couloir sud – Descente 45° sur 200m puis belles pentes sud – Traverser plein Est au mieux pour remonter au Col de Sanglier. Descente N-NE le couloir au nord de Combe grande – Retour en stop (2.5km)
Dénivelé: 1500 m
Difficulté: 4.2 E2 – 45° sur 200m
Nous abandonnons notre idée d’aller vers les crêtes d’HASSAN pour une sortie sanglier tout terrain sans avoir de certitudes sur l’enneigement. Une course d’envergure en dehors des sentiers battus.
C’est donc une fois de plus vers la Haute Ubaye que nous choisissons d’aller trainer nos spatules, plus précisément pour effectuer une boucle de grande ampleur sous le Pic de Panestrel et le superbe couloir Sud bordé de belles falaises colorées et sculptées par l’érosion. Ambiance des grands jours, dans ce couloir avec une bonne neige parfaiteùment revenue et une lumière printanière pour un début Janvier. Une courte remontée au col du sanglier nous permettra de gouter cette fois-ci à la poudreuse et aux neiges froides des versants Nord par le très beau couloir surplombant le hameau de La Barge ou nous attend notre taxi-stop nous évitant quelques kilomètres pour rejoindre la voiture.
Photo Thomas Gurviez – Sous le sommet RougePhoto Thomas Gurviez – Plan des HouertsPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas Gurviez – Arrivée à La ConquePhoto Thomas Gurviez – La Conque de PanestrelPhoto Thomas Gurviez – Entrée dans le couloir SudPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezLa bonne moquette des pentes sudPhoto Thomas Gurviez – Vers le Col du SanglierPhoto Thomas Gurviez – Le Col du SanglierPhoto Thomas Gurviez – Versant froid du Col du SanglierPhoto Thomas Gurviez – TracesPhoto Thomas Gurviez – Couloir vers La BargePhoto Thomas GurviezPhoto Thomas Gurviez
Itinéraire: Du sommet des remontées mécaniques de Ceillac, brèche des Heuvières par le couloir Nord, descente Sud-ouest et remontée couloir sud vers le Pic des Heuvières que nous n’avons pas atteint, horaire tardif, pentes devenant trop exposées à notre gout… Arrêt sous la crête de la Font Sancte vers 3100m et retour par le même itinéraire
Spectacle toujours exceptionnel et contrastes saisissant entre les austères faces Nord du cirque de la Font Sancte et les chauds versant ensoleillés exposés sud surveillés par les immenses falaises dentelées et déchiquetées, les ailerons rocheux surgissant du manteau neigeux, la couleur des roches. Univers unique en son genre et ambiance exceptionnelle pour un itinéraire de grande ampleur.
Photo Thomas Gurviez – Vers la Brèche des HeuvièresPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas Gurviez – Couloir Nord de la brèche des HeuvièresPhoto Thomas Gurviez – Vallon de la Font SanctePhoto Thomas GurviezPhoto Thomas Gurviez – Couloir Sud Pic des HeuvièresPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas GurviezPhoto Thomas Gurviez
Itinéraire: Arvieux – Col de Fontouse par le vallon éponyme – La font des olives – Sentier d’été par rive droite du torrent des Choulières (GR58) – Col de la Lauze – Refuge de Furfande – Pic du Vacivier (point 2609) – Retour Arvieux par le Plan du Vallon
Je suis rejoins par Yannis pour ce grand tour. Pas de grandes difficultés techniques sur cet itinéraire, mis à part un passage exposé au sud de la crête de Croseras en empruntant le sentier d’été.
Longue course durant laquelle nous n’avons croisé aucun randonneur. Sensation d’isolement totale qui permet de s’immerger dans ces longs vallons sauvages et d’apprécier lors d’une pause déjeuner au refuge de Furfande des nombreuses possibilité de ski dans le secteur. Des longs vallons aux couloirs encaissés, il y en a pour tous les gouts et niveaux. Il ne manque plus que le refuge de Furfande redonne accès à son refuge d’hiver que le propriétaire laisse malheureusement fermé suite à des dégradations. Nous ne trouverons pas ce jour de grandes conditions de neige mais globalement bien skiant.
VisoVallon de Fontouse – GuéSolitude sous le Col de FontouseCol de Fontouse1er Passage expo sous les crêtes de Croseras2ème passage expo au-dessus des barresMonolitheVers le Col de la LauzeRefuge de FurfandeMontée au Pic du VacivierDent de Ratier et son versant Ouest
Itinéraire: Brunissard (1797) – Le Clot Long 2300m – Crête de Jambe route 2616m – descente versant Nord – Col du Cros – Descente Bois du Cros
Deuxième jour de reprise et bonne motivation pour un tour horaire du Pic de Cros. Avec des conditions météo optimales, c’était sans compter sur une défaillance matérielle.
La montée jusqu’à la crête de Jambe Route se passe à merveille, de bonne sensations, un magnifique melezin aéré laissant passer au travers de ses branchages les premiers rayons de soleil… La première option était de redescendre plein sud par une belle pente soutenue de plus de 500m. Avec la légère brise, la neige reste dure et ne décaille pas. Je me laisse donc tenter par la descente plein nord en poudre tassée mais très bonne à skier. En bas de la combe, repeautage pour la courte remontée au col de Cros ou je décide de faire une petite pause. C’est au moment du déchaussage qu’avec horreur je m’aperçois qu’un de mes skis est littéralement coupé en deux juste sous la butée avant. Le début du cauchemar et donc la solution ultime de renoncer forcement à finir cette course et me résoudre à descendre au mieux et au plus court pour rejoindre la route. Le ski cassé ne tient que par la peau encore collée, c’est donc la solution de descente choisie pour éviter de m’enfoncer jusqu’aux cuisses sur près de 500m de dénivelé. Une descente d’anthologie donc, en peaux et dans une neige excellente… Un grand moment de solitude.
SapristiLa ChalpPic de RochebruneLes séracs du QueyrasAu delà de la crête de l’Échelle, le Plan du Vallon et au fond le Col de FurfandePic du Béal TraversierCombe Nord du Pic de CrosDans la montée au Col de Cros… avant l’accidentCol de CrosPic de Cros depuis le Col éponyme