Montée jusqu’au Col de Bramousse puis ancien Poste Optique 2582m: M2 et courts passages M3 E1- Descente Col Fromage 2301m: T3 E2 – Montée Col des Estronques: M2 et M4 sous le Col E2 – Descente retour vers Col Fromage: T3 puis excellent T2 E2 – Descente sur Bramousse – T3 E2 (court passage E4)
Altitude mini 514, maxi 1550
Itinéraire suivi: Montée 1 – Pont de Bramousse 1185, Col de Bramousse, crête des Chambrettes 2582m. Descente 1 : Poste Optique de la crête des Chambrettes, Col Fromage 2301m. Montée 2: Col Fromage, Col des Estronques 2651m en A/R. Descente 2: Col de Estronques Bramousse par le Col Fromage, le GR58 (Variante), rive gauche
Ou pourrait se trouver la frontière du VTT et du VDM (Vélo de Montagne)? cela serait une question d’appréciation personnelle un phénomène de mode, se la péter un peu?
En y regardant de plus près, et bien je vais me la péter un peu… Rouler dans un tel environnement sauvage, éloigné de tout, sans âme qui vive en cet avant dernier week-end d’Octobre, dans des conditions pré-hivernales ou les dernières chutes de neige rendent les hauts sommets impraticables, le saupoudrage de la veille offrant des couleurs et une ambiance incroyable nous rappelant que nous sommes bien en montagne et que le terme vélo de montagne prend ici tout son sens.
L’Eyssina au départ de VarsLes Hameaux des Esponces et du ChatelardEn remontant par la route, le hameau de BramousseCrêtes de Riou Vert EnneigéesPointe de la Saume à droite et Font Sancte à gaucheCol de BramousseCeillacAncien Poste Optique Crête des ChambrettesAigle royalVallon de Riou Vert depuis a crête des ChambrettesSingle de descente vers le Col FromageLa Font SancteChamois dans les ubacs en montant vers les EstronquesCol des EstronquesPointe de la Selle sur fond de melezin en feu Pic de RochebrunePassage expo dans la descente sur BramousseHabitat typique Queyrrassin
-8°…de la soupe en sachet…quelques pâtes…un bivouac au prés d’un lac de montagne au crépuscule… un ami. Ne serais-ce pas une définition du grand luxe?
Octobre 2020, un automne glacial est venu perturbé notre plan initial qui aurait du amener au fin fond du Queyras pour une itinérance grandiose en autonomie autour du Viso. Pas assez de neige pour le ski mais bien trop pour la randonnée surtout en terrains rocheux exposés, verglacés et enneigés. Les températures froides et les dépressions s’enchainent, nous attendons le bon créneau tout en recherchant de possibles itinérances sous les 2500 mètres.
Le sud des Alpes, et plus au sud encore dans le Haut Verdon, un secteur peu connu attire mon attention. C’est autour du Grand Coyer, un sommet culminant à presque 2700m que s’étirent de grands plateaux steppiques aux allures de lointaines contrées Mongoles et ou le pastoralisme tient encore toutes ses promesses, les cabanes pastorales et ONF, les lacs et torrents, les paysages grandioses d’une diversité incroyable, invite celui qui s’y aventure à une itinérance inoubliable.
Itinéraire suivi:
Lundi 12/10: 1400+ / 250- 17km Départ du Village de Villars-Heyssier quelques kilomètres au Sud de Colmars. Montée dans les spectaculaires Gorges de Saint Pierre, un sentier à chèvres taillé dans les falaises calcaires jusqu’aux cabanes forestières de Congerman. La bâtisse principale est un gite ONF fermé à cette période, mais en contre-bas une cabane au confort sommaire mais correct (1 tables et 4 matelas) avec possibilité de faire du feu à l’extérieur. Montée ensuite jusqu’à la Baisse du Détroit 2472m puis descente jusqu’aux Lacs de Lignin ou nous installerons notre bivouac pour la nuit par -7°. La cabane pastorale est ouverte et peut permettre en l’absence du berger à cette période de l’année d’un abri sûr. Une première nuit au son du glapissement du renard et de l’aboiement probable d’un loup très proche de nous… quelle ambiance!
Mardi 13/10: 750+ / 1100- 19km J’avais prévu depuis les Lacs de Lignin un itinéraire hors sentier permettant par les crêtes de rejoindre le Col du Fam, Méailles puis Peyresc. Une étape ambitieuse car longue et difficile avec un fort dénivelé et c’était sans compter sur les versants nord enneigés que nous avons observés depuis notre bivouac. Nous décidons donc de repasser par la Baisse de Détroit avec au passage une tentative avortée pour le Grand Coyer et une validée au sommet du Carton, offrant un panorama s’étendant du Viso et Ecrins au Nord au Massif de l’Argentera et du Mercantour vers l’Ouest. Depuis la Baisse descente vers les Cabanes du Pasquier, le Plan du Rieu puis le vieux village de Peyresc, d’où un authentique parfum du passé nous fait ressentir la rude vie des habitants de nos montagnes. Nous remontons par le GRP Tour du Haut Verdon pour Bivouaquer au Pré de Thorame, la proximité du mélézin nous permettra de faire un bon feu pour le diner Soupe et pâtes au Pistou…La classe quoi!
Mercredi 14/10: 850+ / 1300- 19km Réveil glacial mais nous rallumons le feu pour le petit déjeuner. Descente par le ravin du pré de Thorame, nous rejoignons rapidement le superbe village abandonné (en cette saison) d’Ondres. Remontée vers la Baisse d’Orgeas et tendre rencontre avec un superbe Berger d’Anatolie qui fera un bout de chemin avec nous comme s’il était là pour nous surveiller et nous éloigner du troupeau… Après la pause déjeuner il ne nous reste plus qu’à rejoindre les Cabanes forestières de Congerman et redescendre par les gorges de Saint Pierre. Les premières gouttes annoncées commencent à arriver…
Gorges de Saint Pierre
Vers la Baisse du Détroit
Descente de la Baisse du Détroit et Lacs de Lignin
Difficulté: Montée T2 / Descente T2-T3 avec de courts passages en T4
Expo: 4 dans la descente des gorges
Altitude mini 514, maxi 1550
Itinéraire suivi: Estoublon – Saint-Jurs par la route, Col de Saint Jurs, sommet de l’Agra, Col de Saint Jurs, Col de la Mort de l’Homme, rive droite du ravin de Mayaiche, Valbonnette puis rive gauche des gorges de Trevans jusqu’en bas. Remontée au Gite de Trevans, Estoublon.
Boucle majeure dans un secteur plus fréquenté par les 4×4 sur les larges pistes forestières qui sillonnent le secteur, que par les VTT ou autres spécimens de bipèdes.
Malgré les fortes chaleurs annoncées pour cette journée, ce parcours est plutôt bien ombragé dans les montées, et avec l’altitude, un semblant de fraicheur.
Ce n’est qu’au fond des gorges de Trevans en retrouvant des traces de civilisation que l’on peut se rafraichir et faire le plein d’eau fraiche dans les vasques d’eau claires et les sources.
Toutes les montées sont roulantes voire poussantes pour les plus raides mais aucun portage à déclarer sur la totalité du parcours. Les magnifiques singles en descente alternent entre sous-bois frais, espaces ouverts avec vue panoramique sur le lac de Sainte Croix, sentiers en balcons parfois exposés mais toujours très roulant. De courtes sections raides nous obligerons toutefois porter le vélo sur quelques dizaines de mètres seulement.
Itinéraire suivi: Authon 1100m / Col de la Sapie (par la Pelenquine) 1744m / Croix de Saint Jean 1907m par les crêtes du Clot des Martres et de Dormeillleuse / Descente par les crête de la Montagne de Jouère jusque 1600m puis free ride jusqu’à Reynier 910m. Retour même itinéraire jusqu’à la croix de Saint Jean et la Crête de Dormeilleise point 1740, descente par le sentier de Briançon
Initialement je visais une boucle grandiose et ambitieuse autour du sommet des Monges avec une descente déjà effectuée il y a quelques semaines depuis le sommet et avec prêt de 2000m de D+, mais ma patte de dérailleur en a décidé autrement. C’est un peu le prix à payer lorsqu’on délaisse quelque peu la trousse à outil… et oui une patte dérailleur coute 10 euros et doit faire partie du minimum à emporter au même titre que le maillon de chaine, l’outil mac giver et le nécessaire de réparation de crevaison.
Après donc une première montée bien roulante, la journée s’annonçait parfaite. Les crêtes bien roulantes en mode free-ride, une météo exceptionnelle, rouler le nez au vent dans les alpages fleuris… Bien que la fin de la descente vers Reynier est plutôt délicate et nécéssite à bien viser avec le risque de se retrouver au milieu des pins et épineux bien agressifs. Après avoir bataillé une bonne heure et demi dans cette descente, le verdict tombe, un sourd craquement en effectuant une relance et le dérailleur qui s’arrache.
Rien à réparer si ce n’est tout démonter (Chaine et dérailleur)en espérant pouvoir quand même profiter de dernière descente. Petite lecture de carte, et la aussi la solution la plus simple c’est le reotur en arrière… 1000 m de D+ 100% portage. Que du bon.
Arrivé tant bien que mal après 2h de montée, je choisi la mauvaise variante pour la descente qui me semblait plus directe et plus rapide, mais la carte ne disait pas que c’était quasi inroulable (pour mon niveau en tout cas). C’est donc en mode trotinette que je rejoint vers 17h mon point de départ. Il y a des jours comme ça, mais ce secteur mérite que je revienne à nouveau pour effectuer de belles reconnaissances.
Du sédimentaire au socle cristallin, tout un programmeDepuis le col de Sapie, vue vers la longue ligne de crête free-rideLa joubarde des toitsUne équipe de Salers en plein boulotLis MartagonL’objectif du jour… non atteintLes terres noires en arrivant sur AuthonChercher l’erreur
Difficulté: Montée M2 à M4 (300m de portage) T2/T3 (Courts passages)
Dénivelé/Distance: 1500+ / 34km
Itinéraire: Authon – Col de la Croix de Veyre – Sommet des Monges / Descente: Crête de Canaclès – Forêt du Vanson – Authon – Col de Fontbelle (par la route) – Dalle aux ammonites – Retour Authon par GR6.
Quel spot incontournable du VTT en Haute Provence, qu’on pourrait qualifier de ‘Spot Majeur’. Tout roule ici, des magnifiques alpages fleuris freeride, aux singles ludiques des forêts de sapins, de hêtres, sentiment de solitude dans ce paysage sauvage et préservé. Quant aux montées, peut-être ce site est encore protégé des Vttlectrique, car les longues sessions de poussage/portage leur en défend probablement l’accès. Ce massif fort heureusement peu connu se laisse découvrir lentement et il faudra revenir pour profiter et découvrir cet environnement unique.
Massif: Montagne de Lure – Réserve de Biosphère UNESCO Luberon-Lure
Orientation: Sud
Dénivelé: 1350m
Distance: 30km
Itinéraire:
Montée/Cruis – Cairn 2000 – Crêtes de Lure jusqu’au Antennes
Descente/Combe de Lure – Parcours enduro jusqu’à Saint Etienne les Orgues, retour Cruis par la route
23/05/2020: Rando repérage à Lure… Quel spot incontournable pour le VTT, des itinéraires en veux-tu en voilà, mais des parcours qui se méritent, car la montée vers les crêtes est longue. De longues pistes roulantes permettent de rejoindre assez rapidement le Cairn 2000 avec un peu de poussage sur la fin, mais ensuite si on s’entête comme je l’ai fait à suivre la crête jusqu’aux antennes c’est portage/poussage durant une heure. Le décor en vaut la peine, entre le panorama qui s’ouvre vers les montagnettes du zéro quatre, les baronnies, les écrins et j’en passe, les inflorescences si particulières des crêtes ventées, de ces pelouses de montagne avec d’innombrables Orchidées, véroniques, valérianes, tulipes, globulaires, endémiques ancolies de Lure. Pour se réjouir enfin d’une pause déjeuner sur la terrasse avec vue d’un joyeux Lurons (petits habitants de la Montagne de Lure, cousins des lutins :-))
Puis le temps de la récompense arrive avec une descente somptueuse au départ des antennes et non stop jusqu’à Saint Etienne les Orgues. Sur les crêtes herbeuses et caillouteuses mais bien roulantes au début, on rejoint rapidement le départ de l’itinéraire enduro VTT créé par des locaux pour le plus grand plaisir des vététistes. C’est du beurre, 10km de single dans la splendide hêtraie sapinière, puis les pins sylvestres, la chênaie… ludique à souhait et sans grandes difficultés technique, un incontournable à ne pas trop ébruiter quand même.
Montée vers les crêtes de Lure Orchis de ProvenceMontée dans la Hêtraie Sortie du couvert forestierVers l’OuestVers le SudVers l’Est Valériane VéroniqueTulipeCairn 2000GlobulairesVers le NordVallée du JabronLa maison du joyeux LuronDébut de descente sur les crêtes depuis les AntennesAmbiance du haut jusqu’en bas
Massif : Ecrins Secteur : Champsaur Orientation : SE Dénivelé : 1400 m.
Difficulté de montée [?] : F Difficulté ski [?] : 3.3 E2 Pente : 37° sur 300m
En ce début de crise de Covid-19 et voyant la tournure des événements, tous les jours de nouvelles consignes de fermetures, de confinement nous tombent dessus… alors avec Thomas, Vivienne et moi nous en profitons pour prendre un grand bol d’air pur sur les hauteurs de Chorges. Nous ne savons pas encore à quoi vont ressembler les prochaines semaines ou mois, donc c’est en montagne que nous clôturons la saison ou pas…
En tout cas, d’excellentes conditions aujourd’hui, neige de printemps parfaite avec un court portage avec Départ au dessus des Chirouzes point carte 1566m. Ensuite chaussage/déchaussage vers 1750. Deux aller retour au sommet nous permettrons de déguster cette moquette 5*
Massif : Mercantour Orientation : T Dénivelé : 2900m
Difficulté de montée [?] : R Difficulté ski [?] : 4.2 E2 Pente : 40° sur 200m
Itinéraire:
Jour 1: Bagno di Vinadio (Val de Stura) – Cime d’Ischiator – Refuge de Rabuons
Jour 2: Refuge de Rabuons – 2 couloirs sud-Est de la Tête de Lusernier – Couloir Sud du Ténibre – Ténibre – Traversée est vers le Pas de Rabuons, descente dans le premier vallon sud-est vers le lac Chaffour – Refuge de Rabuons
Jour 3: Refuge de Rabuons – Pas de Corborant – Val de corborant – San Bernolfo – Bagno di Vinadio
3 jours entre Val di Stura Italien et les superbes vallons, cirques glaciaires et lacs du Mercantour. Sans oublier le confort du refuge de Rabuons qui nous a accueilli dans son douillet refuge d’hiver bien garni en bois pour faire ronronner le poêle et nous autour de quelques parties de tarot… Que dire également de l’auberge (Auberge NASI) de Bagno di Vinadio tenue par 2 frères qui nous ont permis une nuit réparatrice et régalé de leurs primi et secondi piatti avant d’attaquer ces 3 belles journées en montagne comme pourrait en rêver. Soleil, chaleur, neige printanière et quelques amis pour en profiter.
Massif : Ubaye Orientation : T Dénivelé : 1600 m (1800 en raison d’une erreur d’itinéraire)
Difficulté de montée [?] : R Difficulté ski [?] : 3.3 E2 Pente : 35°/40° sur 200m
Itinéraire : Col de Larche (Le Pontet 1944), Vallon de l’Orrenaye, Col de Feuillas. Descente versant Italien dans la combe NE. Repeautage vers 2400m, col de l’Enchiausa, Col du Bœuf. Descente sur les belles pentes sud, sud-ouest en moquette.
Magnifique tour dans ce coin sauvage de la Haute Ubaye. Une fois n’est pas coutume, même les bouquetins ou autres espèces locales n’aurons croisés notre chemin aujourd’hui, sauf à part sur une courte partie très fréquentée du ‘Crachet’ local Italien, ou sous les ‘buongiorno’, ‘tchao’ avons suivi bêtement la colonne de skieurs pour nous égarer proche d’un sommet surfréquenté qui n’était pas du tout notre destination initiale…. Demi-tour donc pour aller repeauter quelque 300m plus bas et reprendre notre tour vers le Col de l’Enchiausa. Depuis que l’IGN a supprimé les zones frontalières sur ses cartes et ses applications et vu la qualité des cartes italiennes que nous avions à disposition notre erreur est presque excusée.
Vallon spectaculaire bordé de magnifiques sculptures de colonnes calcaire au travers desquelles se faufilent quelques petits couloirs bien caractéristiques de cette belle Ubaye.
Les conditions météo des dernières semaines, chaleur, vent violent et plus de chutes de neige depuis presque 2 mois auront eu raison du manteau neigeux devenu printanier en plein cœur de l’hiver.
Nous aurons eu quand même la bonne surprise de trouver de la vieille et bonne poudreuse dans le couloir NE sous le Col de Feuillas puis une excellente moquette dans le dernière descente du Col du Bœuf jusqu’au parking.
Itinéraire : Au départ du village de Larche, Remontée du vallon de Rouchouse rive gauche avec portage au début sur 300m dans les alpages en adret. On poursuit en suite Est vers la cabane point 2108 (pré-la-font). De là, prendre plein nord et passer au col sous le point 2561. Poursuivre toujours plein nord le large et long vallon jusqu’au col de la Portiolette. Le couloir se trouve en face, l’entrée est gardée par un magnifique piton rocheux tordu en son sommet.
Les températures élevées et la pluie des dernières semaines, auront eu raison du manteau neigeux. Seuls les versants sud sont encore skiables lorsque sous l’effet des rayons du soleil la neige se transforme en une excellente moquette. Mais avec ce type de neige, l’heure c’est l’heure. Ni trop tôt (c’est béton) ni trop tard (c’est tout mou), il faut savoir calculer …
Malgré ces conditions printanières pour une fin Février, nous pourrons tout de même skier jusqu’au village à la descente.